« Imaginer la Paix » tel est le thème de la conférence organisée ce samedi 23 novembre 2024 à l’Université Chrétienne Cardinal Malula par la Communauté Saint’ Egidio, regroupant les représentants de plusieurs confessions religieuses, dont celui de l’ECC, le Secrétaire Général en charge de la Commission Justice Paix, Sauvegarde de la Création, le Révérend Eric Nsenga.
Tout en observant l’Église, la classe politique et la société ; le SG de l’ECC s’est basé sur quelques recommandations qui doivent être prises en compte si nous voulons une paix réelle. Il s’agit entre autres de :

  • Former et éduquer les Congolaises et Congolais à la culture de la paix en élaborant une catéchèse à la paix.
  • Méditer ensemble pour que dans nos systèmes d’éducation, dans nos écoles, on introduise aussi le cours d’éducation civique à la paix, comme un cours qui doit s’enseigner du niveau de la base jusqu’à l’enseignement universitaire.
  • Renforcer les structures professionnelles de travail dans le domaine de la paix.
  • Requalifier le rôle de l’Église dans notre pays.

Les représentants des Églises protestante, catholique, orthodoxe et de l’Armée du Salut ont émis le vœu de travailler ensemble autour de la paix et, à ce sujet, ils ont signé un engagement afin de cultiver la culture de la paix en République Démocratique du Congo

Une grande conférence sur les états généraux de la justice a ouvert ses portes depuis le 6 octobre 2024 au centre financier de Kinshasa sous le thème « Pourquoi la justice congolaise est-elle malade ? Quelle thérapie pour la guérir ? »
Plusieurs structures étatiques et confessionnelles y ont pris part, notamment l’Eglise du Christ au Congo (ECC), représentée par le révérend Eric Nsenga, Secrétaire Général de l’ECC en charge de la Commission Justice, Paix et Sauvegarde de la Création. Il a présenté trois recommandations pour répondre à la question de la thématique soulevée à cette conférence.

À cet effet, l’ECC estime qu’il y a lieu aujourd’hui d’insister sur la notion de la laïcité qui est consacrée dans notre pays. Elle propose aussi une requalification de la loi numéro 004/2001 du 20 juillet 2001 régissant les ASBL. Enfin, elle recommande à l’État de ne pas la présenter comme un adversaire ou un opposant, car l’Église n’a pas vocation à faire de l’opposition, mais plutôt à accompagner l’État.
Mais avant d’en arriver à ces recommandations, le Secrétaire Général de l’ECC, le Révérend Eric Nsenga, a brièvement brossé l’histoire du Congo en affirmant que la première cartographie, sur la base de laquelle le débat de Berlin de 1885 s’est tenu, a été réalisée par les missionnaires protestants.

Le Révérend Eric Nsenga a également insisté sur le fait que : « le partenariat qui doit exister entre l’Église et l’État ne doit pas se reconfigurer en fonction des questions liées au temps ou aux événements. Parfois, aujourd’hui, lorsqu’on présente le partenariat entre l’Église et l’État, on réduit le concept au niveau du processus démocratique. Mais on oublie que, sous la colonisation, ce sont encore les missionnaires qui ont lutté en faveur des droits humains, ce qu’on appelle la dénonciation du caoutchouc du sang. »
Le Secrétaire Général de l’ECC a conclu son intervention en martelant que la justice ne doit pas être confondue avec le droit, car la justice est une pensée et que la Bible dit que s’il y a une source de justice, c’est en fait la parole de Dieu. Citant l’auteur Emmanuel Kant, qui a dit que la justice est un ensemble de connaissances qui régulent un système, et que lorsque nous parlons de la justice, nous devons renvoyer à la globalité du système. Le Révérend Eric Nsenga s’est penché sur la question suivante : ne faut-il pas ici s’interroger si c’est le système qui est malade ou si c’est la justice qui est malade ?

Une séance de travail a été organisée ce mardi 23 juillet 2024 dans la salle de réunion de l’ECC/JPSC, entre une délégation de l’USAID et les membres de l’ECC/JPSC.

La séance était basée sur l’évaluation de l’appui et l’approche à l’assistance de l’USAID par rapport au processus électoral : Aspects organisationnels et opérationnels du projet de la Mission d’observation électorale de l’ECC-CENCO.

Prenant la parole, Mme Julie DENHAM, conseillère en matière des élections à l’USAID a déclaré : « Cette activité est réalisée de suite d’une évaluation et recommandation faite par rapport aux différents partenaires qu’accompagne l’USAID ». ladite délégation a également voulu savoir si la Mission d’Observation Electorale ECC-CENCO avait influencé le processus électoral.

Tout en remerciant la délégation de l’USAID pour ces échanges, le Secrétaire Général, le Révérend Eric Senga est quant à lui revenu sur les grands moments du processus électoral et politique à savoir les tractations liées autour de la désignation des membres de la commission électorale nationale indépendante, en passant par les différents conflits politiques de FCC et CACH en chutant par l’organisation proprement dite des élections.

S’agissant de l’accompagnement de l’USAID tout au long de ce processus électoral, le Révérend Eric SENGA a fait quelques recommandations auprès de l’USAID a savoir : encourager la politique des programmes à long terme ; créer des partenariats directs avec les institutions religieuses ; et consolider les acquis de partenariat.

Le Révérend Eric SENGA, Secrétaire Général de la Commission Justice, Paix et Sauvegarde de la Création de l’Église du Christ au Congo (ECC/JPSC), a exprimé sa gratitude envers l’USAID pour leur partenariat fructueux. La séance de travail s’est achevée par une prise de photo symbolique, marquant ainsi la fin de cette évaluation constructive.

Ce lundi 17 juin 2024, la MOE CENCO-ECC a publié son rapport global relatif au 4e cycle électoral couvrant la période de 2019 à 2023. Après avoir relevé plusieurs failles et irrégularités lors de ce cycle électoral par le Révérend ERICK NSENGA, la MOE CENCO-ECC a formulé une série de recommandations pour améliorer le prochain cycle électoral et rassurer toutes les parties prenantes.

Voici les principales recommandations, telles que présentées par Mgr Donatien NShole, Secrétaire général de la CENCO:

En ce qui concerne la CENI, la MOE CENCO-ECC souligne que l’administration électorale en RDC étant permanente, il est incompréhensible que le début d’un cycle soit conditionné par la mise en place de nouveaux membres de l’organe de gestion des élections. Au nom du principe de continuité des affaires publiques de l’État, la MOE CENCO-ECC encourage la CENI à annoncer les activités pré-électorales pour les élections à venir dès la fin du cycle en cours afin d’éviter que le prochain calendrier électoral ne soit trop chargé, ce qui suppose que le gouvernement clarifie le financement.

La MOE CENCO-ECC insiste sur la transparence des données électorales. La loi électorale prévoit l’ouverture de certaines données collectées sur le terrain lors des opérations électorales, notamment les différentes cartographies, les centres d’inscription et bureaux de vote, les listes électorales (provisoires et définitives) et les résultats électoraux par scrutin, circonscription, candidat et bureau de vote. La MOE CENCO-ECC exhorte la CENI à respecter ces dispositions légales pour permettre aux autres parties prenantes d’évaluer la précision et l’honnêteté des opérations, renforçant ainsi la transparence et la confiance du public dans le processus électoral.

Concernant le déploiement des matériels électoraux, lors des scrutins de décembre, les observateurs de la MOE CENCO-ECC n’ont pas pu constater le déploiement des matériels électoraux sensibles. Pour éviter que cette situation ne se reproduise, il est impératif que la CENI communique constamment sur le plan de déploiement et de ramassage des matériels électoraux afin de rassurer les autres parties prenantes.

Le respect de la chaîne de transmission des résultats électoraux est également crucial. Il contribue à la transparence et permet la correction des erreurs matérielles survenues au niveau des bureaux de vote. La MOE CENCO-ECC insiste sur l’importance de publier uniquement les résultats issus des centres locaux de compilation des résultats (CLCR).

Pour ce qui est des cours et tribunaux, la MOE CENCO-ECC exhorte à enquêter et à sanctionner tous les cas de violations des lois électorales, comme la détention illégale de matériels électoraux, la fraude, la destruction de biens et les faits de corruption. La correction des erreurs matérielles ne doit pas conduire à la modification du raisonnement des juges ou du fond d’une décision judiciaire. La MOE CENCO-ECC encourage les cours et tribunaux à veiller à éviter cette confusion.

La MOE CENCO-ECC encourage également l’Inspection générale des services judiciaires à enquêter sur les cas de corruption suspectée parmi les juges et à prendre les mesures nécessaires. Elle exhorte le parquet compétent à engager des poursuites contre les auteurs de corruption lors des élections et des traitements des contentieux électoraux. La Cour constitutionnelle est invitée à prendre un arrêt des principes sur la notion d’erreurs matérielles pour éviter les protestations futures.

Télécharger le rapport de la MOE ECC-CENCO

Organisée en collaboration avec les organisations de la Société civile et les mouvements citoyens, cette cérémonie avait pour objectif de commémorer la première décennie de la publication du Rapport projet mapping, mais aussi de démarrer la Campagne visant à vulgariser ledit rapport afin de créer une conscience collective sur les crimes répertoriés et parvenir à l’application des recommandations y contenues.

Pour ce qui est du Rapport projet mapping, il a été publié par le Haut-commissariat des Nations Unies aux Droits humains, et porte sur les violations les plus graves des Droits de l’homme et du Droit international humanitaire commises sur le territoire de la République Des du Congo entre 1993 et 2003.

Le sujet étant très crucial, la cérémonie a connu la participation de la présidence de la République, des membres du gouvernement, des membres du parlement, des membres du Sénat, des représentants des ambassades, des organisations internationales, des organisations régionales, des représentants des pouvoirs judiciaires, des responsables des Services de sécurité, des chefs des différentes confessions religieuses, des organisations des la Société civile, des mouvements citoyens, de diverses Associations et fondations des droits de l’homme, des représentants des Universités du pays…

Par ailleurs, le programme était divisé en trois panels qui aboutissaient chacun à un débat.

Le premier panel a porté sur le contenu et les recommandations du rapport projet mapping. Les panellistes étaient Mr Abdul Aziz, Directeur de BCNUDH, Professeur LIWANGA de Harvard University et Mr Nick ELEBE, Directeur-Pays OSISA.

Dans le deuxième panel, il s’agissait de la lecture du Gouvernement et de la commission droits de l’homme de l’Assemblée Nationale sur le Rapport Projet Mapping. Les intervenants étant le Ministre de la coopération internationale, Pépin-Guillaume Manjolo et l’honorable Christelle Vuanga, député en charge de la Commission droits de

l’homme de l’Assemblée Nationale.

Cette série de panels s’est conclue avec l’intervention du Dr Docteur Dénis Mukwege, Prix Nobel de la Paix 2018, autour de la Nécessité de la Justice Transitionnelle pour

une Paix durable dans les Grands Lacs.

En disant le mot de lancement de la Campagne de sensibilisation et de plaidoyer sur le Rapport projet mapping, le Secrétaire général de la Commission Justice, Paix et Sauvegarde de la Création de l’Église du Christ au Congo signale qu’un travail technique commencerait pour élaborer un plan de plaidoyer et mettre en œuvre un projet de trois ans en vue de l’application des recommandations contenues dans ledit Rapport Projet Mapping

Ayant débuté par la prière dite par le Révérend Eric Nsenga, la rencontre s’est suivie par le mot de bienvenu dit par le modérateur du jour, Me Emmanuel Meleki.

Par la suite, avant de passer aux ateliers, le Secrétaire général de la Commission Justice, Paix et Sauvegarde de la création, le Rév. Eric Nsenga, a procédé au rappels et commentaires sur le tableau des recommandations du consortium.

Après avoi débattu sur les différentes thématiques des ateliers, les participants se sont disposés en quatre groupes pour réfléchir autour des questions portant sur :

  • Le paysage politique de l’heure ;
  • La Commission Electorale Nationale Indépendante ;
  • La Cour constitutionnelle ;
  • La loi organique organisant la CENI .

Par ailleurs, l’option a été levée de continuer avec les discussions et de restituer les ateliers le samedi 01 Août 2020